October 2007: L’homosexualité masculine: De l’antiquité jusqu’à nos jours...

Le terme "homosexuel" est très récent (fin du XIXe siècle), et l'habitude que nous avons prise de l'employer nous incite à trouver "naturelle" la distinction des personnes en deux groupes : celles qui ont des rapports avec des personnes du même sexe et qu’on appelle ‘homosexuelles’ et celles qui en ont avec des personnes de l'autre sexe et qu’on appelle ‘hétérosexuelles’.
Mais cette distinction est inconnue de l'Antiquité où les individus sont spontanément bisexuels, avec des préférences individuelles plus ou moins prononcées, et se différencient sur d'autres critères.
Comment, avec notre grille de référence, qualifier un Alexandre le Grand qui a eu pour compagnes des centaines de femmes, et seulement deux hommes, mais qui a été amoureux, passionnément et longtemps, d'un seul de ces deux hommes?Quels sont donc les facteurs qui induisent l’homosexualité ?Du déterminisme génétique aux explications sexologiques et sexothérapeutiques, un long parcours à faire...
La sexologie couplée à la sexothérapie tante d'éclaircir les aspects inconscients du comportement sexuel, notamment les identifications de l’identité sexuée et de l’identité sexuelle. La question du choix de "l'objet sexuel" ne peut être réduite à une question d'hormones ou reposer sur quelques détails anatomiques.
Que ce choix se porte sur le même sexe ou sur l'autre sexe, de nombreux facteurs physiques et psychiques orienteront la recherche amoureuse. Pour un même sujet, des identifications à des traits des parents ou d'un autre adulte viendront baliser son parcours amoureux, donnant une certaine cohérence à ses choix... La sexualité, du point de vue sexologique et sexothérapeutique, suppose de prendre en compte le pôle physique et le pôle psychique (ou psychosexuel).